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Title SEO: Merv Griffin : le magnat des jeux qui a joué et perdu contre la pègre — Au gré du hasard
Meta desc.: Il a créé Wheel of Fortune et Jeopardy!, acheté Resorts International. Des cadres liés à la mafia, une licence obtenue sous conditions et une faillite retentissante.
Merv Griffin : le magnat des jeux qui a joué et perdu contre la pègre
30 septembre 1989. Trenton, New Jersey. Merv Griffin, 64 ans, costume bleu marine, cravate sobre, écoute le verdict de la Casino Control Commission. Les cinq commissaires votent « oui » — licence permanente pour diriger le Resorts International Hotel Casino à Atlantic City. Mais la délivrance est accompagnée d’un avertissement public, presque humiliant. Walter Read, le président de la commission, le met en garde : « M. Griffin aurait mieux servi lui-même et le système réglementaire en agissant plus rapidement pour couper complètement ses liens avec M. Nigris. » Celui dont le visage souriant animait les après-midi des Américains se retrouve à répondre de ses fréquentations devant des hommes en cravate grise. Le créateur de Jeopardy! et Wheel of Fortune, l’homme le plus riche du show-biz, venait de comprendre que Las Vegas et Atlantic City n’étaient pas Hollywood.
Mervyn Edward Griffin Jr. naît le 6 juillet 1925 à San Mateo, Californie. Fils d’un courtier en bourse irlandais-américain, il grandit dans une famille catholique modeste. À 19 ans, il chante dans les radios. À 25 ans, son tube I’ve Got a Lovely Bunch of Coconuts est numéro un des ventes. En 1962, il lance The Merv Griffin Show, qui tiendra l’antenne pendant vingt-trois ans. Il invente Jeopardy! et Wheel of Fortune, qu’il produit de main de maître. En 1986, il revend Merv Griffin Enterprises à Coca-Cola pour 250 millions de dollars — la plus grosse vente jamais réalisée par un producteur individuel. À 61 ans, Griffin, que Forbes estime à 300 millions de dollars, aurait pu se contenter de sa villa à Beverly Hills. Mais il veut plus.
Le pari fatal : la conquête de Resorts International
Griffin achète le Beverly Hilton. Puis il regarde vers l’Est — Atlantic City, où le jeu est légal depuis 1978. Resorts International, la société qui a ouvert le premier casino de la ville, est en difficulté. Son fondateur, James Crosby, est mort en 1986. Donald Trump en a pris le contrôle, mais le projet du Taj Mahal, une tour de 1 250 chambres, est 400 millions de dollars au-dessus du budget. Griffin lance une OPA à 36 dollars par action, soit 245 millions. Trump, qui qualifie Griffin d’« odieux » en privé, tente de bloquer l’offre. En avril 1988, Griffin l’emporte, paie 365 millions de dollars, et reprend les casinos d’Atlantic City et de Paradise Island aux Bahamas.
La presse s’enthousiasme. Le New York Times titre : « Merv Griffin, le méconnu ». Personne ne soupçonne alors que la société qu’il vient d’acheter traîne des liasses de billets sales.
Les cadres aux connexions troubles — et la mise en garde de la commission
Le problème, ce n’est pas Griffin. C’est son équipe. Michael Nigris Jr., son comptable historique devenu président de la Griffin Company, a engagé Ernest Barbella et Martin Kern pour superviser la transition du Resorts. Barbella, ancien dirigeant de Morgan Capital Corp., a été accusé par la SEC de fraudes financières. Kern, lui, est mentionné dans une conversation tenue dans un club social de New York en juillet 1984, où des mafieux identifiés le décrivent comme un homme « qui avait été acheté dans le passé et qui accepterait encore des paiements à l’avenir ».
C’est le 25 septembre 1989 que la vérité éclate. Devant la commission, Griffin passe son temps à répondre aux questions sur Nigris et ses relations. Il martèle : « Ce sont des accusations par association. Je n’ai jamais vu le rapport qui accuse Nigris. » Il raconte qu’il n’a appris les liens de Barbella qu’en août 1988, qu’il a immédiatement relégué Nigris aux affaires non-casino, puis l’a licencié en mai 1989 après une affaire douteuse de radio à Boston. Le commissaire E. Kenneth Burdge lui demande pourquoi il a mis neuf mois pour écarter Nigris. Griffin répond, sentencieux : « Je ne suis pas dans le métier d’accusateur », et rappelle qu’aucune poursuite n’a jamais visé Nigris.
L’ironie de l’affaire, c’est que Griffin obtient sa licence. Mais avec un avertissement. La commission précise que la société devrait « faire attention à ne pas embaucher de cadres ayant des liens avec la mafia ». Pour un homme qui fuyait les projecteurs et les scandales, l’avertissement est une humiliation publique. Mais il y a plus grave : l’accord Resorts est financièrement désastreux. En 1990, Resorts affiche une perte de 303 millions de dollars. En décembre 1989, la société suspend le paiement de ses intérêts et se déclare en faillite.
Le naufrage d’un empire — et la figure de l’arrangeur imprudent
En 1996, Griffin vend ses parts restantes pour 210 millions de dollars à un promoteur sud-africain. Il perd au passage des centaines de millions. Les analystes financiers estiment alors que Griffin a été « pris pour un naïf » — un homme qui a confié ses investissements à des individus peu recommandables, trop heureux de laisser le magnat surpayer pour empocher leurs commissions.
Dans l’histoire du crime organisé, Griffin reste une figure à part : ni parrain, ni prête-nom, ni commanditaire. Il est l’homme d’affaires imprudent, celui qui, pressé de s’enrichir, n’a pas pris le temps de vérifier les casiers judiciaires de ses collaborateurs. Ses cadres aux relations troubles ne lui ont pas apporté le pouvoir : ils lui ont coûté sa mise et son image.
À Las Vegas, l’épisode est vite oublié. Mais il rappelle une règle de base : dans le jeu, les fréquentations se paient. Griffin, lui, aurait dû s’en tenir à ses plateaux télé.
Ce que Griffin recherchait, peut-être, c’était l’ivresse d’un pari risqué — celle que l’on retrouve aujourd’hui, mais sans les associés douteux, dans les soirées casino d’entreprise. Une soirée casino entreprise ne demande ni milliards de dettes, ni cautionnements auprès des commissions. Juste des jetons, des tapis verts, et l’assurance que vos partenaires ne sont pas fichés par le FBI.
Ce que ces hommes ont bâti — un imaginaire du casino comme espace de pouvoir — s’exprime aujourd’hui dans un cadre radicalement différent : celui d’une animation casino lancement produit, où la mécanique des tables reste entière, sans les règlements de comptes.
FAQ
1. Qui était Merv Griffin ?
Merv Griffin (1925‑2007) était un animateur de télévision américain et un magnat des médias. Il a créé les jeux cultes Jeopardy! et Wheel of Fortune, puis s’est lancé dans l’immobilier de luxe et les casinos en rachetant Resorts International à Donald Trump.
2. Quels étaient les liens de Merv Griffin avec la mafia ?
Griffin n’a jamais été accusé d’appartenir au crime organisé. Mais ses cadres dirigeants, dont Michael Nigris, ont embauché des hommes d’affaires accusés de fraude ou cités dans des conversations avec des mafieux. La commission des jeux du New Jersey lui a délivré sa licence avec un avertissement public pour ces fréquentations.
3. Pourquoi l’affaire Resorts International a‑t‑elle ruiné Griffin ?
Il a payé 365 millions de dollars pour une société surendettée, puis a dû faire face à des pertes abyssales (303 millions de dollars en 1989). La faillite a suivi en décembre 1989, et Griffin a dû revendre ses parts à perte en 1996. L’opération a effrité sa fortune et terni durablement son image.
* Jackie Gaughan : Pionnier du jeu à Vegas, il possédait un tiers du centre-ville et est surtout connu pour l’emblématique El Cortez, un casino autrefois possédé par Bugsy Siegel.
Nous devons écrire un article sur Jackie Gaughan, pionnier du jeu à Las Vegas, propriétaire de l’El Cortez et d’autres casinos downtown. Il a possédé un tiers du centre-ville. Il est connu pour avoir acheté l’El Cortez qui appartenait autrefois à Bugsy Siegel. Il faut suivre les règles éditoriales d’AGdH : format biographie de personnage historique (Format A) ? Ou plutôt Légendes & Destins. Longueur 800-1000 mots, H2 uniquement, accroche scène concrète, transition LDC, FAQ. Lien vers sous-page LDC (soiree-casino-entreprise par exemple). Rédiger.
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