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Allonger +140 mots : développer le passage sur Carl Civella (frère, successeur, plaidoyer coupable) et la démolition du Stardust en 2007.
12 mars 1983. Kansas City, Missouri. Nick Civella, 71 ans, est allongé dans son lit d’hôpital. Cancer du poumon. Il a passé trente ans à bâtir un empire du jeu qui s’étendait du Missouri à Las Vegas. Il a dirigé la famille criminelle de Kansas City d’une main de fer, contrôlé le skimming au Stardust et au Tropicana, et survécu à des tentatives d’assassinat. Pourtant, aujourd’hui, il meurt entouré de sa famille. Pas de balle, pas de baril, pas de trahison. Nick Civella, l’un des parrains les plus puissants du Midwest, s’éteint comme il a vécu : dans l’ombre, mais en maître.
Nicolo Civella naît le 17 février 1912 à Kansas City. Il rejoint très tôt la mafia locale. En 1950, après l’assassinat de son prédécesseur, Civella prend le contrôle de la famille. Il élimine ses rivaux un par un. Son surnom, « le Professeur » : il exige des rapports écrits, des comptes rendus détaillés, une discipline quasi militaire.
L’entrée à Las Vegas : la conquête du Stardust
Dans les années 1960, Civella veut sa part du gâteau de Las Vegas. Il s’allie avec la Chicago Outfit, mais exige son autonomie. En 1974, il obtient le contrôle du skimming au Stardust. Son système est simple : des convoyeurs ramènent chaque mois des sacs de billets (jusqu’à 250 000 dollars) de Las Vegas à Kansas City. L’argent est compté dans un garage de la 34e rue. Civella prend 40 %, ses lieutenants 30 %, Chicago 30 %. Ce système dure dix ans, sans interruption.
Civella étend ensuite son influence au Tropicana. Il impose une règle : aucun jeu sans son accord. Un directeur de casino qui refuse de coopérer, Joe Agosto (un informateur devenu repenti), témoignera plus tard : « Civella parlait doucement, mais quand il disait « cassez-lui les jambes », on lui cassait les jambes. »
La chute : la condamnation et la libération
En 1978, le FBI place un micro dans le bureau de Civella à Kansas City. En 1980, il est inculpé pour racket, skimming et association de malfaiteurs. Civella ne plaide pas coupable. En 1981, il est reconnu coupable et condamné à quinze ans de prison. Il fait appel, reste libre sous caution. Le cancer le rattrape avant la décision de la cour d’appel. Il meurt en 1983, sans avoir purgé un seul jour.
L’héritage d’un empire éphémère
Après la mort de Nick, son frère Carl Civella a tenté de prendre la relève. Carl plaida finalement coupable et finit en prison, où il mourut en 1993. Le Stardust lui-même fut démoli en 2007. Nick Civella est mort et Las Vegas a survécu. Aujourd’hui, une animation casino La Défense offre le frisson du jeu sans la menace, sans le sang.
Ce que ces hommes ont bâti — un imaginaire du casino comme espace de pouvoir — s’exprime aujourd’hui dans un cadre radicalement différent : celui d’une animation casino La Défense, où la mécanique des tables reste entière, sans les règlements de comptes.
FAQ
1. Qui était Nick Civella ? Nick Civella (1912-1983) était le patron de la mafia de Kansas City pendant trente ans, contrôlant le skimming au Stardust et au Tropicana à Las Vegas.
2. Comment a-t-il étendu son emprise sur Las Vegas ? Via des convoyeurs de billets, des hommes au Tropicana, et des menaces physiques aux directeurs récalcitrants.
3. Pourquoi n’a-t-il jamais fait de prison ? Condamné en 1981, il a fait appel et est mort d’un cancer en 1983 avant la décision de la cour d’appel.