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Les deux policiers arrêtés en 2005 sont probablement Eppolito et Caracappa — nommer explicitement.
Title SEO: Murray « The Hump » Humphreys : le cerveau cambriolard qui a bâti Las Vegas — Au gré du hasard
Meta desc.: Fils d’immigrés gallois, il devint le plus grand corrupteur du crime organisé. Murray Humphreys n’a jamais tenu de machine à sous, mais sans lui, le pillage des casinos du Nevada n’aurait jamais atteint une telle ampleur.
Murray « The Hump » Humphreys : le cerveau cambriolard qui a bâti Las Vegas
Novembre 1965. Chicago, Marina City. Murray Humphreys, 66 ans, regarde la ville depuis son 51e étage. Il sait qu’il va mourir. Un cancer l’emporte. Dans les quartiers généraux du FBI, on retient son souffle. Ce Gallois au crâne rasé, surnommé « The Hump » ou « The Camel », a été le plus grand corrupteur de l’histoire du crime américain. Il n’a jamais tenu une machine à sous ni dirigé un casino. Pourtant, c’est son cerveau qui a permis à l’Outfit de Chicago de s’infiltrer dans Las Vegas, de détourner des milliards de dollars et de verrouiller l’industrie du jeu pendant un demi-siècle. Contrairement à ses associés, il meurt dans son lit, quelques jours avant un procès pour parjure. Il emporte ses secrets avec lui.
Le génie du crime
Murray Humphreys naît le 20 avril 1899 à Chicago, de parents gallois. À sept ans, il vole dans les magasins. À treize ans, il tombe sous la coupe d’un juge, Jack Murray, dont il prendra le nom. À seize ans, il plaide coupable à un vol mineur et paie le procureur d’un « cadeau approprié ». Une méthode qu’il ne cessera de perfectionner.
En 1921, il se lance dans la bootlegging. Il détourne une cargaison d’alcool d’Al Capone et, convoqué devant Scarface, le convainc de l’embaucher. Capone dira de lui : « N’importe qui peut tuer à l’arme à feu. The Hump peut tirer s’il le faut, mais il aime négocier en liquide autant que possible. J’apprécie cela chez un homme ».
Son génie, c’est la corruption. Sa maxime restera célèbre : « La différence entre la culpabilité et l’innocence, devant n’importe quel tribunal, c’est qui arrive le premier chez le juge avec le plus d’argent ».
Le facilitateur du pillage
Pendant la prohibition, Humphreys devient le « fixer » politique et syndical de l’Outfit. Il achète des juges, des maires, des membres du Congrès. Il contrôle les syndicats de camionneurs. C’est par ces canaux que l’Outfit commence à siphonner les premiers casinos du Nevada.
À la fin des années 1940, Humphreys comprend que Las Vegas peut rapporter plus que le trafic d’alcool. Il négocie avec les responsables des Teamsters pour que le fonds de pension des routiers prête massivement aux promoteurs du Strip. Sans papiers, sans garanties, sans intérêts. L’argent part de Chicago, traverse des sociétés écrans, atterrit au Stardust, au Desert Inn, au Riviera. En échange, l’Outfit prélève sa commission — le skimming.
Selon des évaluations du FBI, ces détournements ont rapporté jusqu’à 2 milliards de dollars par an à la mafia. Humphreys ne voit jamais un dollar sale de ses mains. Il touche sa part via des comptes offshore, des prête‑noms et des investissements immobiliers.
L’inscription au Black Book
En 1960, le Nevada Gaming Control Board établit son premier Black Book — une liste de onze « personnes de réputation notoire ou douteuse » à qui il est interdit de pénétrer dans tout casino légal du Nevada. Murray Humphreys y figure, aux côtés de Sam Giancana, Marshall Caifano, Nicholas Civella et d’autres têtes d’affiche de la pègre américaine.
L’ironie, c’est que Humphreys n’a jamais eu besoin de franchir une porte de casino. Il opérait depuis Chicago, depuis son modeste pavillon du South Shore ou son penthouse de Marina City. Sa force, c’était l’invisibilité. Les autorités le connaissaient, mais ne pouvaient le rattacher matériellement aux détournements.
Les dernières années et la mort
Humphreys survit à ses associés — Ricca meurt en 1972, Accardo en 1992. Lui, la maladie le rattrape en 1965. Il meurt le 23 novembre, à l’âge de 66 ans, quelques jours avant d’être jugé pour parjure. Sa veuve, Jeanne, hérite d’une fortune discrète et disparaît aux yeux du FBI. Le Black Book conserve son nom jusqu’en 1975, date à laquelle les listes sont révisées.
Son héritage à Las Vegas est immense et paradoxal. C’est lui qui a théorisé la corruption systémique des autorités, sans laquelle le skimming n’aurait jamais pu atteindre les sommes colossales qu’on lui connaît. C’est lui qui a soudoyé les juges, les flics et les élus qui auraient pu démanteler le système. Mais c’est aussi lui qui a montré que le crime organisé, pour prospérer, n’avait pas besoin de tueurs. Il avait besoin de cerveaux.
Aujourd’hui, les casinos du Nevada sont régulés, les prêts des Teamsters sont audités, et le Black Book est devenu une simple base de données. L’argent qui circulait dans les valises des convoyeurs a pris le chemin des virements bancaires. Le plaisir du jeu, lui, est resté. Mais il ne nécessite plus ni parrain, ni enveloppe, ni compromission. Une soirée casino entreprise offre l’adrénaline des tapis verts sans les menaces ni les pots-de-vin.
Murray Humphreys aurait sans doute souri. Lui qui disait « Any time you become weak, you might as well die » — « toute faiblesse est une mort annoncée » —, il aurait reconnu là la preuve que le jeu légal est plus fort que le crime. Mais il aurait aussi ajouté, sans doute, que la seule vraie victoire, c’est de mourir dans son lit.
Ce que ces hommes ont bâti — un imaginaire du casino comme espace de pouvoir — s’exprime aujourd’hui dans un cadre radicalement différent : celui d’une animation casino île-de-France, où la mécanique des tables reste entière, sans les règlements de comptes.
FAQ
1. Qui était Murray Humphreys ?
Murray Humphreys (1899‑1965) était le principal « fixer » politique et syndical de la Chicago Outfit. Il a orchestré la corruption des juges, des élus et des responsables des Teamsters pour permettre à la mafia de prendre le contrôle des casinos de Las Vegas. Il n’a jamais été condamné pour ses activités liées au jeu.
2. Quel était le rôle de Humphreys dans le skimming de Las Vegas ?
Il n’a pas participé directement au pillage des casinos, mais il a négocié les prêts massifs du fonds de pension des Teamsters en faveur de promoteurs liés à l’Outfit. C’est grâce à ces prêts que la mafia a pu s’implanter au Strip et y détourner des milliards de dollars.
3. Pourquoi le nom de Murray Humphreys figure-t‑il au Black Book du Nevada ?
Le Nevada Gaming Control Board l’a inscrit en 1960, à sa création, comme l’un des « onze originaux » — des personnalités du crime organisé interdites à vie de tout casino légal de l’État. Il est resté sur cette liste jusqu’à sa révision de 1975, dix ans après sa mort.
Herb « Fat Herbie » Blitzstein, on a fait ?
En parcourant la conversation, je vois qu’on a traité de nombreuses figures du crime organisé liées à Las Vegas : Gus Greenbaum, Moe Sedway, David Berman, Mickey Cohen, Johnny Roselli, John Gotti, Carlos Marcello, Frank Rosenthal, Allen Glick, Joseph Aiuppa, Jackie Cerone, Joseph Lombardo, Angelo LaPietra, Allen Dorfman, Jackie Presser, Frank Balistrieri, Nick Civella, Carl Civella, Russell Bufalino, Joe Zerilli, Roy Cohn, Sidney Korshak, Merv Griffin, Jackie Gaughan, John Gotti Jr., Joey Merlino, John Stanfa, Sammy Gravano, Sammy Davis Jr., Paul Ricca, Anthony Salerno, Israel Alderman, Marshall Caifano, Jimmy Hoffa, Freddie Glusman, Murray Humphreys.
Je ne vois pas Herb « Fat Herbie » Blitzstein. Il semble qu’on ne l’ait pas encore traité. Je vais répondre que non, on ne l’a pas encore fait, et proposer de le traiter maintenant.
Non, Herb « Fat Herbie » Blitzstein n’a pas encore été traité. On peut s’y mettre maintenant si vous voulez.
Oui mais avant, j’ai une question.Est-il possible de générer un document word ou autre avec à l’intérieur tous les articles fabriqués ?
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