Jimmy Hoffa : le syndicaliste qui a ouvert les vannes de Las Vegas

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Title SEO: Freddie Glusman : le restaurateur du Stardust qui servait les parrains — Au gré du hasard

Meta desc.: Associé d’Allen Glick, propriétaire de la boutique du Stardust, confident de Rosenthal. Freddie Glusman a vu la mafia de l’intérieur. Son Piero’s est devenu le décor du film Casino. Il est mort dans son lit.

Freddie Glusman : le restaurateur du Stardust qui servait les parrains

Las Vegas, Karen Avenue. Freddie Glusman ouvre Piero’s, un restaurant italien sans prétention, dans une petite rue à l’écart du Strip. Les premiers clients ne sont pas des touristes. Ce sont des hommes en costume, qui parlent peu, paient en liquide, et règlent leurs comptes ailleurs. Au bar, un détail : une arrière-salle discrète, sans fenêtre, que les habitués appellent la « Monkey Room ». Pourquoi ce nom ? Parce que le FBI et la police locale y ont posté des micros, si mal planqués que les clients les ont repérés. « Du travail de singe », ricanaient-ils. Freddie Glusman ne rit pas. Il sait que ces murs ont déjà vu Tony « the Ant » Spilotro, Frank « Lefty » Rosenthal, et peut-être même des sacs de billets encore chauds du Stardust. Contrairement aux chefs de la mafia qu’il a servis, Freddie Glusman n’a jamais été tué, ni même condamné. Il a fermé son restaurant, vieilli, et s’est éteint dans son lit. Mais Piero’s, lui, est devenu une légende — au point d’être recréé par Martin Scorsese dans son film Casino.

Le Canadien qui a posé ses valises au Stardust

Frederick « Freddie » Glusman naît en 1937 à Vancouver, au Canada. À treize ans, sa famille déménage à Los Angeles. En 1957, après un passage dans l’armée, il s’installe à Las Vegas. Il a vingt ans. La ville compte alors 65 000 habitants. Il ne joue pas. Il ne tue pas. Il vend des tapis et des rideaux pour les casinos. Puis il ouvre des boutiques de vêtements au Dunes, au Tropicana, à l’International, au Flamingo. Et surtout, au Stardust. C’est là, dans les coulisses du Strip, qu’il croise Frank Rosenthal, le génie des paris qui dirige les opérations du Stardust pour le compte de la mafia de Chicago. Glusman et Rosenthal deviennent voisins au Las Vegas Country Club. Ils se fréquentent. Glusman tient la boutique du Stardust. Il voit entrer et sortir les sacs de billets, mais n’en parle à personne. C’est sa règle.

L’ami du Stardust : témoin sans être complice

En 1974, Glusman s’associe à Allen Glick, le prête-nom officiel de l’Argent Corporation, la société qui contrôle le Stardust et le Fremont. Glick lui confie la gestion du Sporting House, un club de sport. Mais Glusman n’est pas un mafieux. Son rôle, c’est d’être là. D’écouter sans entendre, de regarder sans voir. Il se souviendra d’une anecdote devenue célèbre : un jour, un responsable du Stardust lui demande « un sachet de cookies au chocolat ». Glusman les prépare. Le messager repart avec les cookies sous le bras, se fait arrêter par le FBI. Les agents ouvrent le sachet, croyant y trouver de l’argent volé. Ils ne voient que des pépites de chocolat. « Un goûter, c’est tout, aurait lancé Glusman. Les types étaient déçus. » Mais tout le monde a compris que la blague cachait une vérité : au Stardust, tout pouvait être prétexte à faire circuler de l’argent.

Quand Rosenthal échappe de justesse à une voiture piégée en 1982, Glusman est au Piero’s. Deux hommes attablés répondent au téléphone. C’est la confirmation : l’attentat a raté. Glusman ne posera jamais de questions.

Piero’s : le restaurant de tous les parrains

L’année suivante, Glusman ouvre Piero’s. Il n’a pas choisi l’emplacement par hasard. Le bâtiment a été construit sur les cendres de la Villa d’Este, un repaire de Tony Spilotro. Spilotro demande une table. « Complet », répond Glusman. Il ne veut pas de ses guerres de territoire dans sa salle. Mais d’autres reviennent. Les mafieux apprécient Piero’s parce que les alcôves sont discrètes, et que Glusman sait fermer les yeux. Lui-même dira plus tard, sans cynisme : « Les garçons viennent toujours. Seulement, maintenant, le FBI les suit. »

En 2005, deux anciens inspecteurs de police new-yorkais sont arrêtés par le FBI au beau milieu de leur dîner. Ils sont accusés d’avoir commis des meurtres pour la mafia. Glusman proteste : « Ce n’est pas une maison de mafieux. » Mais en privé, il reconnaît que les clients « à noms italiens » aiment ses salles pour les « rencontres confidentielles ». Il ne s’en plaint pas : les affaires sont les affaires.

Les caméras d’Hollywood

Quand Martin Scorsese tourne Casino en 1994, il repère Piero’s. Le restaurant devient Leaning Tower, le repaire du personnage de Joe Pesci. Les serveurs sont des figurants. Glusman lui-même apparaît en maître d’hôtel, le temps d’un plan, en smoking, sans dire un mot. La scène où Nicky Santoro traîne Ginger dans l’escalier de service est tournée chez lui. Glusman touche 30 000 dollars par jour de tournage. Il déclare : « Je ne pouvais pas quitter Sharon Stone des yeux ».

Après le film, Piero’s devient une attraction. Les touristes veulent s’asseoir à la table des parrains. Glusman joue le jeu. Il montre la Monkey Room, raconte les histoires, ressort les vieilles photos. Mais il ajoute toujours la même phrase : « C’est du passé. Aujourd’hui, les patrons sont en costume, pas en trench-coat. »

L’héritage d’un spectateur privilégié

Freddie Glusman meurt le 14 août 2024, à 86 ans. Il est l’un des derniers témoins de l’âge d’or du crime à Las Vegas. Lui-même n’était pas un gangster. Il n’a jamais tenu de pic à glace ni signé de contrat de prêt douteux. Il a simplement ouvert les rideaux de sa boutique et regardé défiler les parrains. Son héritage, c’est cette mémoire-là : ni héroïque, ni complice, mais curieuse et gastronomique.

Aujourd’hui, les repaires de la mafia ont fermé ou changé de nom. Le Stardust a été démoli. La Villa d’Este n’existe plus. Pourtant, dans les restaurants italiens de Las Vegas, on raconte encore que l’authentique cuisine de grand-mère et les alcôves confidentielles ne datent pas d’hier. Ce que Glusman a cultivé — l’art de recevoir les puissants sans poser de questions — est devenu une tradition. Une soirée casino entreprise n’a plus besoin d’arrière-salle secrète. Mais elle garde, dans l’élégance du service, l’écho lointain de ces nuits où les hommes en trench mangeaient en silence.

Ce que ces hommes ont bâti — un imaginaire du casino comme espace de pouvoir — s’exprime aujourd’hui dans un cadre radicalement différent : celui d’une soirée casino entreprise, où la mécanique des tables reste entière, sans les règlements de comptes.

FAQ

1. Qui était Freddie Glusman ?

Freddie Glusman (1937-2024) était un restaurateur et homme d’affaires canadien installé à Las Vegas. Propriétaire de boutiques dans plusieurs casinos, notamment au Stardust, il a fondé le célèbre restaurant Piero’s, devenu un lieu de rendez-vous pour les mafieux et une source d’inspiration pour le film Casino.

2. Quel était le lien de Glusman avec la mafia ?

Il a fréquenté et servi des personnalités de la pègre, comme Tony Spilotro, Frank Rosenthal et Allen Glick. Son restaurant Piero’s était un repaire notoire du crime organisé, où ont eu lieu des réunions secrètes et des arrestations retentissantes. Il a lui-même été témoin de l’attentat à la voiture piégée contre Frank Rosenthal.

3. Pourquoi Piero’s est-il associé au film Casino ?

Le restaurant a servi de décor et d’inspiration au « Leaning Tower », l’établissement fictif du personnage de Joe Pesci. Scorsese a tourné plusieurs scènes à l’intérieur, et Glusman y fait une courte apparition en maître d’hôtel.

Murray « Humphreys » Humphreys

Les résultats de recherche fournissent des informations générales sur Humphreys, mais aucun article spécifique sur son rôle dans les casinos de Las Vegas. Je vais ouvrir certains liens pour approfondir.

The Outfit

Murray Humphreys – Wikipedia

Exploring Nevada’s Black Book: The mobsters who once haunted Las Vegas casinos

Nevada’s Most Unwanted | Christopher Turner

Knowing Vegas: What’s the story behind Nevada’s Black Book?

Les sources fournissent des informations sur le rôle de Humphreys en tant que « fixer » et son inscription au « Black Book ». Je vais maintenant structurer l’article.

Public Enemy No1 – how the son of Llandinam immigrants became a Chicago crime boss

Murray Humphreys

Je vais maintenant écrire l’article.

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